International Year of Freshwater 2003 UN - UNESCO
Newsletter | Logo | Media Corner | FAQ's | Contact us                       Print friendly  
IYFW
Unesco United Nations
  Home Water Year
  About Water Year
 Home Congo
 

 How to get involved?

   - National contact
   - Take action!

 

 Water in the DR Congo

 

 Events in the DR Congo

 

 Education Corner

 

 Creative Corner

 

 Looking for partners

 


Water in Congo
Le Congo en panne d’eau potable

Au Congo-Brazzaville, une bonne partie de la population est privée d’accès d’eau potable. Dans les quartiers périphériques de Brazzaville et Pointe-Noire, les ménages ont recours aux points d’eau traditionnels souvent pollués. En zone rurale, les populations s’approvisionnent en eau à partir des cours d’eau, des eaux des pluies stockés dans les fûts, les puits et les sources. La corvée de l’eau occupe une bonne partie du temps de travail de la femme.  
«Regarde mes mains, elles sont devenues dures comme celles des hommes. Tout ça à cause des corvées d’eau. Chaque jour il faut taper de longues distances pour aller chercher de l’eau dans les puits avec des récipients sur la tête et à la main. » Exaspérée, Mélanie Boniambé n’y peut malheureusement rien pour le moment. Comme de nombreuses femmes des quartiers périphériques nord de Brazzaville, elle doit se lever à l’aube pour espérer avoir de l’eau dans les forages privés comme Kenakole, Ebosso, Bouya ou au chantier du Crtv (Centre de radio et télévision en construction) Et ce n’est pas gratuit. Un bidon de 25litres, qui a d’abord servi au stockage d’huile de cuisine, coûte entre 75 fcfa et 100 fcfa chez ces particuliers. 50 fcfa au chantier de la radio. Le spectacle est le même dans les quartiers périphériques sud. Les ménages y ont recours aux traditionnels qui sont souvent pollués. La réalité est bien difficile pour des ménages avec des familles nombreuses. Le besoin en eau potable, ou non, excède les maigres réserves. Comme elles ne disposent pas, chaque jour, d’argent pour payer de l’eau, elles vont puiser leur eau dans des rivières polluées qui propagent le choléra ou dans des sources cachées au pied des montagnes environnantes.

Des décès dus à l’eau

Les enquêtes menées récemment dans les pays du sud estiment que 80% des maladies et plus de un tiers de décès sont dus à l’eau contaminée. C’est dans le même sens que le représentant de l’Oms au Congo le Dr Lamine Cissé Sarr a fait savoir lors de la célébration de la journée mondiale de la santé le 7 avril dernier qu’une étude réalisée courant janvier-février 2003 dans les écoles des quartiers périphériques de Brazzaville, a révélé que «le cadre de vie des enfants est particulièrement défectueux ceci est caractérisé par le manque d’eau, d’installation sanitaire hygiénique». Ingénieur, en eau, Médard Adongui renchérit: «l’eau étant une denrée de première nécessité quand les enfants en sont privées à la consommation, et d’assainissement tous leurs santé et leurs développement sont presque menacés».

Encore loin des objectifs

La situation dans la capitale n’est pas non plus gaie. Plusieurs quartiers du Plateau de 15 ans, à Poto-Poto, de Mfilou à Moukondo…sont privés d’eau souvent pendant plusieurs. Parmi ces quartiers il y en a qui en sont complètement privés. «Comment peut-on se développer sans eau?», s’interroge Papa Pierre qui regarde le robinet où l’eau n’y coule plus depuis plus de quatre ans.
Tout cela montre combien en République du Congo, petit pays d’Afrique centrale, avec 342 000 km2 pour une population de 3 millions d’habitants, une bonne partie de celle-ci est privée d’eau potable. Selon le rapport du Pnud sur le développement humain 2002 au Congo, l’évaluation effectuée en 1996, dans le cadre de la mise en œuvre de l’Initiative Afrique 2000 (alimentions en eau potable et assainissement : AEPA estimait à 69% le taux de desserte en eau potable en milieu urbain et 11% en milieu rural. Seulement 40% de la population urbaine et 9% de la population rurale bénéficiait en 1996 des services et ouvrages d’assainissement. Ces chiffres sont encore loin des objectifs définis lors du lancement de la décennie de l’Eau potable et Assainissement (1980-1990) a savoir un taux de desserte de 100% en milieu urbain et de 50% en milieu rural.
Il faut également souligner qu’à Brazzaville, outre la faible production des deux usines d’eau de la société nationale de distribution d’eau (Snde) du Djoué au sud de la ville et de Djiri, sur la partie nord de la capitale, des fuites importantes de l’ordre de 30% ont été repérées sur le réseau déjà vétuste. Et les Brazzavillois situées autour de ces points de fuites y puisent de l’eau à boire, pour cuisiner et pour se laver. De même pour Pointe-Noire, ville à la fois économique et pétrolière, à 510 km au sud de Brazzaville. Le fonctionnement de l’usine de la Snde n’y est pas optimale, d’où la faible production et débits et des fuites sur le réseau. Une bactériologique effectuée sur cette eau l’a révélée impropre, souligne le rapport du Pnud.
Et dans les quartiers périphériques de cette ville à forte concentration humaine, prés de 80% de la population utilisent l’eau des puits. En zone rurale, les populations s’approvisionnent en eau dans les cours d’eau, des eaux pluies stockées…

Chemin de la Croix pour la femme

La corvée de l’eau reste un véritable chemin de la Croix pour la femme. D’autant qu’elle occupe une bonne partie de son temps. Brigitte Louzingou, femme de ménage dans le quartier huppé de l’Och à Brazzaville en sait quelque chose. «Il y a quelques jours, j’étais allée chercher de l’eau non loin de la maison où je travaille. Non seulement j’avais beaucoup de récipients mais il y avait du monde autour de l’unique robinet où l’eau coulait. Il fallait donc attendre mon tour. Pendant ce temps, derrière moi, le patron a remplacé constatant que le bébé était resté seul. A mon retour il a failli me tuer. Pourtant l’envahit dormait. Qu’allais-je faire alors? Il n’y avait aucune d’eau dans la maison», explique t-elle ahurie.
Tout ceci a souvent favorisé la propagation de l’épidémie de choléra ou des diarrhée chez les enfants et exposés les consommateurs même adultes à des maladies d’origines hydriques.

Croissant Mvouma
Jean-Valère Ngoubangoyi


Croissant Mvouma est journaliste congolais basé à Brazzaville. Il travaille pour le journal Mateya. Il est membre de l’Ong environnementale Les Amis du Pangolin-Congo

Jean-Valère Ngoubangoyi est journaliste congolais travaillant pour la presse internationale. Il est le correspondant au Congo-Brazzaville des agences de presse Syfia International, InfoSud et ANB-BIA. Il coordonne également les activités de l’Ong Les Amis du Pangolin-Congo

"Les Amis du Pangolin" - ONG Congo
Contact name Jean-Valère Ngoubangoyi
ngoubava@yahoo.fr
ONG "Les Amis du Pangolin"



The Year around the world: Discover what's happening in your country!

 ID: 4297 | guest (Read) Updated: 2003-04-25 2:50 pm - © 2003 - UNESCO - Contact